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UNION DES POPULATIONS DU CAMEROUN
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LA NORMALISATION DE L’UPC À L’OUEST EN MARCHE

Par TZONDA

Envoyé spécial

La direction de l’UPC a reçu une délégation de 4 cadres du parti venant de Bafoussam le 10 juin dernier. Une amorce de normalisation après plusieurs mois de dialogue de sourds.

Sur invitation du Secrétaire Général de l’Union des Populations du Cameroun, une délégation de quatre cadres des deux sections de l’UPC de Bafoussam s’est rendue à la permanence du parti à Yaoundé. Une première depuis plusieurs mois. Si l’objectif était d’échanger sur plusieurs problèmes qui se posent au parti, l’observateur notera que cette rencontre survient après une mise en garde du Secrétaire Général qui, dans une note datée du 15 février 2009, avait tancé ses cadres de l’Ouest au sujet de certains égarements relevés par lui.

En tout état de cause, cette rencontre avait deux visages, celui de la forme et celui du fond.

Ambiance électrique

Pour ceux qui suivent les affaires de l’Upc depuis plusieurs mois, la rencontre du 10 juin dernier avait toutes les allures d’une balade sur un champ de mines. Face aux quatre cadres de la Mifi, Mme Foka Koagne Brigitte, présidente de la section Udéfec de Bafoussam 1er, Pouomeugne Daniel Président de la section de Bafoussam 1er, Tzonda, secrétaire régional de la section de Bafoussam 3e et Michel Eclador Pekoua, membre du Comité directeur, se trouvaient 6 membres de la direction : Le Secrétaire Général de l’Upc, Augustin Frédéric Kodock, Le secrétaire national à l’organisation Me Thomas Biyick, les membres du Bureau politique Tonyè Kot, Fosso Kemayou Bayard, Emmanuel Nguidjol Nguidjol, le secrétaire administratif Janvier Nguidjoï.

Introduisant son propos, le président de la section de Bafoussam 1er a indiqué sa satisfaction d’avoir enfin en face de lui, une direction qui prête une oreille à ce qui se passe dans sa section. Il a ainsi rappelé la méfiance congénitale qui existait entre la direction et sa section. La dernière des 8 sections officielles de l’Ouest à avoir été installée in extremis avant le congrès du 31 décembre 2006. En cause, des blocages divers alors que la direction était volontairement moins regardante pour installer certaines autres sections qui d’ailleurs ont aujourd’hui disparu. A partir de cette méfiance originelle, il était presque naturel que les rapports entre la Direction et la section de Bafoussam 1er soient empreints de malentendus et d’incompréhensions soutenus. Bien que cataloguée comme dissidente et rebelle, le président a rappelé que sa section vivait et produisait chaque mois des rapports en direction de la hiérarchie du parti qui n’avait jamais jugé utile d’y répondre, par négligence de certains au sein de cette direction.

Après avoir rappelé l’attachement des militants de Bafoussam à la légalité du parti, le président Pouomeugne a indiqué que sa section et au demeurant les sections de l’Ouest, n’avaient pas vocation à servir de pont aux ambitieux. Parce que nous-mêmes, nous avons aussi des ambitions, a-t-il indiqué. Une ambition qui se résume pour le moment à participer aux élections et à améliorer le score de l’Upc qui n’a plus jamais eu des élus à l’Ouest depuis les municipales de 1996. Embrayant dans cette voie, Michel Eclador Pekoua a expliqué que la fin justifiant les moyens, les cadres de Bafoussam assumaient parfaitement leur choix d’avoir mis sur pied une coordination qui crée des synergies entre sections voisines à l’Ouest, quitte à ce que la Direction ne la reconnaisse pas. Evoquant cette question qui est un « sujet qui fâche », Michel Eclador Pekoua a rappelé qu’ils n’étaient pas venus à Yaoundé pour contrarier la Direction dont la position était connue au sujet de l’existence de la Coordination.

Le Secrétaire Général a repris la parole pour indiquer qu’il n’approuvait pas la Coordination parce que c’était une structure anti statutaire. Même s’il reconnaissait que dans un passé pas très lointain, il avait travaillé avec cette Coordination. « Je me suis rendu compte que c’était une tribune pour certains de s’ériger en supers cadres alors qu’ils ne travaillaient pas dans leur base. » Si le Secrétaire Général de l’UPC Augustin Frédéric Kodock insiste pour voir démantelée la Coordination, sa position est moins catégorique sur l’existence de « Lah Ba Tshang », le journal que les sections de l’Ouest ont créé pour vulgariser leurs activités. Le Secrétaire Général pense que les sections qui ont les moyens peuvent créer leur journal à condition d’éviter les dérives, le problème est qu’on a eu au départ, le sentiment que ce journal avait été créé pour s’attaquer à la légalité qu’incarne le Secrétaire Général A. F. Kodock.

And what next ?

Présenté de cette façon, le compte rendu de cet entretien indique que la rencontre était tranquille. Ce qui est vrai, même si quelques fois, on a vu le ton monter en relation à ce qui était prévisible avant les travaux. C’est ce qui s’est passé lorsque la délégation des cadres de Bafoussam s’est étonnée des propos du Secrétaire Général faisant état d’un financement antérieur de la Coordination à concurrence de 300.000 francs par mois, au temps où cette structure était dirigée par le camarade Foka Innocent, qui n’en a jamais rendu compte à personne. S’agissant des manœuvres de ceux qui veulent déstabiliser le Nyong et Kellé, le Secrétaire Général de l’Upc a notamment indiqué qu’il avait un profond mépris pour ces dissidents. La délégation venant de Bafoussam est partie convaincue de ce que s’il fallait choisir une image pour résumer cette rencontre, on dira que le Secrétaire Général a voulu rencontrer ses camarades de l’Ouest pour s’assurer de leur loyauté envers les idéaux du parti. Ce qui a été effectivement fait pendant cette première rencontre. A la deuxième rencontre, c’est sûr, il sera beaucoup plus question des propositions plus concrètes pour reconstruire le parti.

 

L’ÉQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL "LES LIONS INDOMPTABLES" EN BALLOTTAGE POUR LA COUPE DU MONDE 2010

(Louis Pascal Ebellè )

           Depuis un certain temps, la dream team du football camerounais ne fait plus trembler ses adversaires qui, il y a quelques années, ne souhaitaient jamais rencontrer notre équipe fanion sur leur passage. Aujourd’hui, objectivement les lions indomptables n’impressionnent plus, même les adversaires jugés modestes tutoient avec arrogance les rois de la forêt.

           Beaucoup de camerounais par chauvinisme, croient toujours leur équipe imbattable, mais ignorent que dans l’ensemble, une bonne partie de pays ont fait des avancées significatives dans l’organisation de leurs équipes de football pour les hisser au niveau de notre équipe qui, grâce à ses prouesses du mondial de 1990 en Italie, a réussi à arracher la participation de l’Afrique à ce tournoi planétaire avec un nombre acceptable de pays qualifiés.

           Pendant que les autres pays d’Afrique ont progressé pour offrir une prestation honorable afin de maintenir le Continent au niveau, notre football a fait du surplace. Les bons résultats engrangés grâce au passage du sélectionneur Pierre Lechantre, qui avait bâti une sélection nationale offrant non seulement à ses nombreux fanatiques supporters, un jeu alléchant au Cameroun et partout dans le monde, mais alliait du beau spectacle aux victoires sans discussion.

           Jusqu’à une certaine époque, les résultats positifs semblaient couvrir la désorganisation du football sur le plan national. Un entourage ombrageux des lions indomptables aux ingérences nuisibles faites de calculs mafieux, empêchent les principaux acteurs au talent avéré de s’exprimer, émoussant insidieusement leur rage de vaincre. A cause du positionnement de ceux qui se nourrissent inopportunément du football camerounais, l’équipe nationale camerounaise ne connaît plus un encadrement stable, encore moins une programmation de son évolution dans la durée. L’improvisation qui est une spécialité camerounaise est le lot quotidien. Ce qui oblige les athlètes à s’intéresser beaucoup plus à leur carrière dans les clubs utilisateurs là où le football est pris au sérieux et nourrit son homme.

           Notre football est malade de ses dirigeants qui se sucrent sur le dos des principaux acteurs en semant la pagaille. Morceaux choisis : tout le monde sait-il que les multinationaux qui s’occupent du sponsoring de notre équipe en équipements, imposent souvent des entraîneurs ? Un deal que se disputent la FECAFOOT et le ministère de tutelle, d’où la décision de recrutement d’un tel entraîneur opéré par l’un sans le consentement de l’autre. La récente expérience de l’allemand Otto Pfister prouve que l’entourage nébuleux des lions Indomptables est la cause principale de l’effondrement de nos espoirs pour cette équipe.

           Les pouvoirs politiques qui sont habitués à la récupération politique des victoires des Lions Indomptables, observent de loin le passage à vide de ce qui constitue pour les camerounais en ce moment le seul objet de fierté qui nous reste, ils sont bien évidemment au rebond en attendant les jours meilleurs. Comment les camerounais peuvent-ils s’étonner des mauvais résultats de l’heure, alors que les joueurs qui semblaient s’accorder avec leur entraîneur Otto Pfister, avaient prévenu que faire partir ce dernier avant les éliminatoires était une bêtise ? Avait-on minimisé cet avertissement ? Même s’il y a eu un semblant de paix des braves.

           Le Cameroun n’est pas loin du ridicule contrairement à ce que disent et pensent certains esprits chauvins, notre pays a déjà laissé échapper une bonne partie de son capital de chances de qualification, maintenant il faut opérer un miracle sur les chances hypothéquées. Mais comme la foi fait soulever les montagnes, attendons voir. Le plus grand danger en ce moment est qu’une ambiance de précarité psychologique entoure et les joueurs et les encadreurs qui, pour la plupart sont harcelés par des jugements négatifs à leur encontre. Certains supporters passionnés et violents, n’hésitent pas à ruiner moralement le mental des joueurs en les accusant de tous les maux. Tel est vieux, tel influence le classement des joueurs, etc. toute cette pression des vingt millions d’entraîneurs camerounais amène les joueurs à préserver leur énergie et leur talent pour satisfaire leur carrière, en disant : à quoi bon de se sacrifier pour être insulter. Car, le jour où ils gagnent, personne n’évoque la vieillesse de tel ou tel joueur. Tout est bon. A la moindre contre performance cela devient l’affaire d’une certaine région ou communauté, mais quel est ce pays ?

           Alors pour que les Lions Indomptables retrouvent la sérénité, il faut que les resquilleurs qui entourent ces garçons talentueux débarrassent l’aire de jeu. Nous sommes satisfaits de la nomination des nationaux comme entraîneurs des Lions Indomptables, ce que nous avions d’ailleurs au cours d’un précédent débat au sujet de la dream team suggéré, d’autant plus que nous savons qu’aucune nation n’a jamais gagné la Coupe du monde de Football version FIFA avec un entraîneur étranger au pays vainqueur.

Rectangle à coins arrondis: Nous contacter : Tél : (237) 75. 73. 88. 27  / 94 32  51  32    
Messagerie : webmail.afkodock.net

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